BIOGRAPHIE

 

 

Irina Olékhova est née à Moscou le 21 septembre… (l’année de sa naissance est déjà oubliée…)

Son jeune âge aurait pu ne pas être mentionnée si elle n’avait pas eu un papa poétiquement et musicalement doué, qui avait un sens artistique. Il était, de son métier, professeur de dessin technique, puis directeur d’une école secondaire, mais en famille et avec ses amis il était un vrai boute-en-train : il jouait de la guitare, adorait chanter des romances, écrivait lui-même des poèmes et tenait un journal de vers satiriques accompagnés de caricatures sur les siens.

 

 

Malheureusement son père a quitté ce monde assez tôt, quand Irina n’avait que 15 ans.

La mère d’Irina, elle aussi, appartenait au milieu éducatif : elle était professeur de maths.
Et les mathématiques étaient donc une matière vers laquelle Irina s’est d’abord orientée. Ou plutôt deux matières : les maths et le français qu’elle adorait. Elle a terminé une école se spécialisant sur les maths qui était un tremplin pour entrer dans une école supérieure technique. Là, Irina n’a pas voulu le faire et s’est réorientée vers les lettres, ou plutôt vers la « linguistique structurale et appliquée » – c’est ce qui est écrit dans son diplôme de l’Université Lomonossov.

À l’université elle a pu choisir entre l’anglais et le français, et devinez ce qu’elle a choisi…Bien sûr, le français qu’elle s’est mise à apprendre avec ferveur, passionnément…D’abord parce qu’il y avait un certain Salvatore Adamo qui composait de belles chansons en cette langue.

 

Ce coup de bol a défini beaucoup de choses dans son destin. Le français qu’elle adorait dès son adolescence devenait de plus en plus familier. Donc Adamo qui chantait en français lui avait ouvert tant de portes !
Mais sa première rencontre et son premier entretien avec son idole le 21 septembre 2002 étaient encore loin.

 

Les années passaient, longues et étoffées. Elle avait appris à gratter de la guitare, elle chantait du Boulat Okoudjava et d’autres auteurs-compositeurs russes dont elle connaissait des dizaines de chansons par cœur, elle composait de temps en temps ses propres chansons, satiriques de préférence. Elle s’était mariée à 22 ans, a eu deux fils, a divorcé à 35 ans.

Elle travaillait beaucoup comme traductrice et comme prof de langue française, donc, toute sa carrière était liée étroitement avec le français. Ainsi, Irina a commencé à comprendre, vers l’âge de 40 ans, le sens profond du métier de traductrice. Et elle a renouvelé ses tentatives de traduction des chansons françaises auxquelles elle s’était toujours intéressée. Elle avait fait ses premières traductions encore étudiante, mais à l’époque elle avait vu l’imperfection des résultats et avait compris son impuissance. Elle sentais qu’une traduction devait rendre tout le charme du texte initial, et elle n’était pas encore capable de tels exploits. Ce n’est qu’avec l’âge et l’expérience de toute sorte que sont venus d’assez bons résultats.
Elle l’a compris après avoir fait connaissance avec Alexandre Avanessov et ses amis, traducteurs de Georges Brassens en russe. C’étaient de vrais virtuoses de la traduction, ayant la hardiesse de s’attaquer à l’œuvre de Brassens même! – mais en même temps elle voyait devant elle des gens vivants, en chair et en os, et pas des dieux.
Quant à chanter devant du public, tout a commencé pour elle par de petites soirées chez elle, devant des amis. En 2000 c’était enfin la première « salle », celle de la bibliothèque-fondation « Maison de la diaspora russe Alexandre Soljenitsyne ». Irina a participé plusieurs fois aux Fêtes de la langue française organisées par le journal « La langue française » et par la Bibliothèque de la littérature étrangère, elle a chanté à Saint-Pétersbourg, Zélénograd, Doubna, Tambov (voir ÉVÈNEMENTS)…
En 2004 et en 2005 Irina enregistre deux albums avec ses versions russes de chansons françaises de différents auteurs. En 2017 elle en enregistre encore un qui s’appelle « Adamo en russe ». Quatre ans plus tôt elle a eu le plaisir et l’honneur de travailler avec Salvatore comme interprète à sa conférence de presse et à ses deux concerts à Moscou et à Saint-Pétersbourg. (C’était inimaginable pour une écolière de 13 ans qui apprenait par coeur les quelques chansons d’Adamo accessibles en URSS sans y comprendre un seul mot !)

Et en 2020, lors de la pandémie et du confinement, Adamo a enregistré chez lui une petite vidéo avec un fragment de « Tombe la neige » chantée en version russe d’Irina Olékhova – vous avez pu la voir à la page d’accueil de ce site. Irina pense que c’était un très grand cadeau de sa part.

La traduction littéraire a toujours été pour Irina une source de joie et de plaisir, surtout la traduction de chansons en versions chantables. Mais le texte d’une chanson est un texte spécial, il faudrait le lire en écoutant la musique. Voilà pourquoi sur ce site les textes des chansons traduites sont accompagnées de la possibilité d’écouter un fragment de chaque titre et voir parfois la vidéo de l’interprétation originale. S’il existe une vidéo avec l’interprétation de la version russe, alors elle vous sera proposée (et dans la liste générale de tous les textes cette chanson sera marquée par « AUDIO RUS »).

Il reste de souhaiter à Irina des lecteurs reconnaissants – Dieu merci, le monde ne manque pas d’admirateurs de la chanson française ! Longue vie à eux !